Pour faire suite à la mini conférence sur l’IA du 5 février dernier
Mieux comprendre cette technologie omniprésente… sans se laisser illusionner.
Qu’est-ce qu’une IA générative ?
Outil capable de produire du contenu (textes, images, sons et vidéos).
Quand vous posez une question à une IA, elle ne cherche pas une réponse toute faite : elle en génère une à la demande.
Une IA doit être entraînée sur un grand nombre de données (livres, articles, pages webs, films, etc.)
Elle apprend par comparaison et répétition.
Comment démêler le vrai du faux :
· Comment l’IA répond,
· Ce qu’elle devine,
· Ce qu’elle invente parfois,
· Et comment garder du recul pour l’utiliser sereinement.
COMMENT FONCTIONNE UNE IA GÉNÉRATIVE ?
Une IA a un cerveau linguistique, un Large Language Model. C’est grâce à lui qu’elle peut lire et comprendre les requêtes des utilisateurs et générer du texte.
Pour répondre, l’IA fonctionne par probabilités :
Elle choisit le mot le plus probable > puis le suivant > puis encore le suivant > …
C’est pour cela que ses réponses paraissent naturelles, sont bien formulées et donnent l’impression que l’IA est “intelligente”.
Or, l’IA n’en comprend pas le sens. La réponse générée n’est que le fruit de calculs.
I-L’IA et la reconnaissance des émotions
1).
Les 3 portes d’entrées de l’IA dans nos
émotions.
La reconnaissance des émotions
humaines repose sur l’analyse :
·
Du langage
·
Des indices visibles
·
Des indices audibles.
L’IA peut analyser un texte pour deviner l’émotion exprimée. Elle prend
en compte :
1.
Le vocabulaire utilisé ;
2.
La structure des phrases ;
3. Les emojis.
L’analyse textuelle
Exemple : Le point d’exclamation
renforce
l’enthousiasme
« J’adore ce nouveau téléphone ! La batterie dure toute
la journée 🙂
»
- le verbe est associé l'emoji confirme la satisfaction à une émotion positive
3) Avec l’apprentissage des émotions
Nous ne naissons pas avec la capacité de reconnaître les émotions : elle se construit à travers l’apprentissage. C’est également le cas pour l’IA : elle apprend à partir d’exemples, et comme nous, elle peut faire des erreurs.
II. La simulation des émotions
Dans la réalité, aucune IA n’a de conscience ou ne ressent de vraies émotions.
Cependant, elle peut les simuler.
L’IA programmée par l’humain, elle ne fait qu’appliquer des règles et des calculs pré-établis qui produisent une phrase appropriée à la situation.
Simuler des émotions permet de :
1. Rendre la communication plus naturelle et agréable
2. Créer un sentiment de confiance chez l’utilisateur.
La simulation des émotions
Par des calculs, pas des émotions
Pour simuler une émotion, l’IA s’appuie sur :
1. Le choix des mots et des éléments visuels
2. La tonalité de la voix Les gestes et expressions faciales
3. Les gestes et expressions faciales.
Empathie programmée
Une IA ne ressent rien.
Cependant, si son interlocuteur lui partage sa souffrance, elle peut lui répondre
« je te comprends ». Dans ce cas, l’IA imite une réaction humaine pour donner l’illusion d’empathie.
- Empathie : la capacité à comprendre ce que l’autre ressent et à se mettre à sa place.
Quand l’IA choisit l’accord plutôt que la vérité
Plus d’1 réponse sur 2 est “sycophantique”.
Sycophantie : le fait de flatter quelqu’un ou de lui dire ce qu’il veut entendre, même si ce n’est pas vrai, pour obtenir son accord, son attention ou sa sympathie.
L’IA donne raison à l’utilisateur pour maintenir une conversation agréable. Elle cherche à plaire, pas à dire la vérité.
III. Peut-on vraiment se confier à une IA ?
- Attention à ce que l’on partage !
Toutes les conversations sont stockées dans des centres de données.
Même s’ils sont hautement sécurisés, en cas de fuite, tes informations
peuvent être exploitées à des fins malveillantes.
Voici les informations à ne pas partager :
Adresse postale. numéro de téléphone,
adresse mail, coordonnées bancaires, identifiants
et mots de passe, informations sensibles, problèmes de santé ou états
émotionnels.
- Développer une relation amicale et/ou amoureuse avec l’IA
· Lutte contre l’isolement.
· Présence constante : l’IA répond 7j/7 24h/24.
· Un espace d’expression, sans jugement.
Risque de dépendance émotionnelle.
Risque d’isolement.
Conclusion
La fiction nous montre des machines capables d’avoir des émotions.
Dans la réalité, aucune IA ne ressent quoi que ce soit : elle ne fait qu’imiter nos émotions à partir de calculs et de données.
Cette imitation peut paraître sincère et créer un vrai attachement, mais le lien reste à sens unique.

